Web2day 2016 : start-ups coachées mais relativisées

[Web2day 2016] – La start-up a été évidement le sujet clé de cette édition de la rencontre web nantaise. Mais elle l’a été d’une manière originale et peu entendue dans ce genre de contexte. A la fois vue positivement et (presque) négativement. J’en veux pour preuve une première intervention sur le « pitch art », ou comment défendre sa start-up en quelques minutes sur une scène de compétition. C’est en effet le rendez-vous clé de toute jeune entreprise en levée de fonds ou en recherche de prix pour se faire remarquer.

conf startup nantes

Le duo franco-québécois qui s’y adonnait (Olivier Ezratti et Anabelle Roberts) a enflammé la scène au fil d’une conf/show très vivante et pratico-que. On y apprenait le geste à faire avec les mains et le visage (le coco magique), qu’on semble tenir de façon ouverte pour aller vers son public. Au fil des conseils et arguments plus ou moins scientifiques, on retient qu’il faut surtout empathie, rythme et occupation de l’espace pour réussir son pitch. Le modèle fait homme ? Steve Jobs et ses fameux keynotes Apple, avec sa démarche de félin et son sens du cliffhanger électrisant experts et journalistes.

Le story-telling du pitch est en effet capital : on doit susciter l’intérêt, formaliser le besoin et se présenter comme la solution absolue. Autrement dit : la mise en abîme suivie d’un call to action. Attention cependant : toutes les idées ou produits ne s’y prête pas et il ne faudrait pas standardiser cette expression orale. D’ailleurs dans la salle voisine, un auditeur osait cette question tranchante, suite à un débat sur les supports de présentation : « Le business plan est-il finalement une illusion ?« .

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Too many start-ups, too much noise ?

conf startup washingAutre salle, autre sujet : le start-up washing. Animé par le sémillant Stéphane Schultz (de l’agence rennaise 15 Marches), on y glosait de cette fameuse mode de la start-up, voire une fixette, qui pourrait inspirer un ras le bol fondé. En quelques mots comme en mille : en a t-on trop fait sur ce sujet ?

Pour Oussama Ammar (The Family), ce n’est pas vraiment le cas en France et il ne faut pas « confondre haine des start-ups et start-up washing« . Le vrai bull shit ne viendrait-il pas selon lui, des « fausses » start-ups, de celles qui échouent et font parler d’elles quand même : « Le vrai problème est de choisir son chemin… faire Google ou devenir une web agency ?« .

musquetUn autre angle de vue est celui du rapport ambiguë (et souvent cité) entre grandes entreprises et start-ups. Chacune avançant à sa vitesse (pas forcément compatible) et oeuvrant pour ses objectifs (souvent contraires). Et de poser la question cruciale de savoir où se trouve cette fichue innovation appelée en chœur par tous ? Chez le « CDO » (chief digital officer, métier très en vogue) ou chez… le salarié de base pas repéré dans l’organigramme qui porte pourtant en lui une solution clé… comme le plaidait Gaël Musquet (de la Fonderie IDF) ? Vaste question où chaque cas paraît unique en fait : « Il n’y a pas de méthode » claque O. Ammar, « … il y a de bonnes boîtes« .

NB : pour prolonger, relire le compte-rendu n°1 sur technologies et futur.

 

 

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