Retour du CES 2016 : les start-ups témoignent

débat numa CESTrès intéressant meet-up, organisé hier soir à Numa à Paris, qui faisait témoigner les start-ups ayant participé au tout dernier CES (Computer Electronic Show) tenu à Las Vegas (Nevada).

On a déjà dit ici et ailleurs ce que ce grand show à l’américaine peut avoir de déstabilisant, pour qui y participe pour la première fois. Mais il y a aussi les petites anecdotes du vécu d’un grand salon international de ce type, qui ne manquent pas de sel et pourront servir aux suivants.

Tout d’abord le rappel, fait par plusieurs, qu’un CES, hé bien ça se prépare un peu en amont. Ou comment penser sa logistique, pour ne pas être pris au dépourvu. Ce sur quelques points clés :

  • son verbe : mobiliser ses éléments de langage, son à propos, ses anecdotes, ses exemples… bref tout ce qui permettra de nourrir sans effort les futurs pitchs à tenir à haute dose, sur quelques jours;
  • son matos : il faut partir léger mais pratique et donc penser à tout ce qu’il faut pour être autonome sur place et avoir le moins à aller chercher de choses en-dehors de son stand;
  • sa bouffe : le salon ne permet pas (dommage) de perdre du temps à aller se restaurer aux snacks et cantines prévues à cet effet (en prime débordées de monde). Ayez donc avec vous de quoi vous sustenter rapidement, pour vous concentrer sur l’essentiel lors du show

La prise de tête de la connexion

La connexion web -comme sur tout grand salon de ce type- semble avoir été aussi sinon un problème, du moins une contrainte. D’abord parce que beaucoup de monde se connecte en même temps, et sollicite donc en permanence les hot spots installés dans les salles, salons et travées.

Ensuite parce que, spécifiquement aux objets connectés, d’une bonne connexion dépend leur bon fonctionnement. Certains des participants ont donc eu des sueurs froides, quelques heures avant le début du show, quand rien ne marchait tout à fait et qu’il fallait imaginer les pires scénarios de repli.

Maître mot : l’adaptabilité. Il faut en effet ne plus réfléchir comme du fond de son labo ou de son espace de co-working familier et hyper connecté. Il faut se dire qu’on est « à la guerre » et qu’on doit se démerder. Tenir coûte que coûte ses rendez-vous et pitchs, et toujours meubler la conversation même si on ne dispose pas toujours de tous ses éléments de présentation digitaux chéris.

L’attitude globale : sharp & shark

Reste ensuite l’attitude à déployer sur un tel salon, tant au niveau individuel que comme entreprise, et qu’il faut un peu réfléchir voire se faire coacher pour être tout à fait opérationnel le jour j. C’est d’abord une question de rythme et de défi physique à tenir : « On pitche tout le temps, même au p’tit dej ! Vegas c’est très sec, faut boire tout le temps… », témoigne ce responsable de start-up. Qui précise dans la foulée avoir réussi à tenir… une centaine de pitchs. Joli score.

débat numa CES 2
Lors de la soirée debrief du CES 2016, à Numa.

Rappelons qu’un pitch, c’est très rapide : vous ne pouvez très bien avoir que quelques micro-minutes, voire secondes d’attention de votre interlocuteur pour faire la différence. « Les démos ne sont pas toujours utiles à mener jusqu’au bout… il faut s’adapter pour pouvoir privilégier d’autres rendez-vous plutôt que d’aller au bout de sa démo ».

Pas d’a priori non plus à avoir sur la population visée par ces pitchs. Car elle peut désarçonner. D’abord par le fait qu’on y voit… beaucoup de journalistes. Des gens qui veulent aller vite et voir surtout des « nouveautés », notamment des choses visuelles qui s’illustreront aisément sur une photo. Ensuite du fait qu’on y croise… beaucoup de français. C’était certes le thème de cette cuvée 2016, très orientée sur la présence en force de la FrenchTech autour du ministre Emmanuel Macron. Mais c’est aussi qu’on y croise plus aisément… la presse française pardi. Celle-là même qu’on a tant de mal à joindre en France, notamment quand on développe son projet en régions, et qui là tout d’un coup, comme par miracle, vous saute dessus.

Enfin, la sécurisation de sa présence n’est pas un vain mot. L’espionnage industriel se pratique de manière détendue au CES, « à l’américaine », et il faut savoir s’en prévenir. Les conseils à ce sujet sont très pratico-pratiques : garder l’oeil sur son matériel par exemple, car « des start-ups se sont fait voler des prototypes » témoigne cette jeune start-uppeuse. Eviter aussi de laisser traîner du code sur ses ordis de démonstration, qu’on pourrait copier très facilement pour tout geek un peu équipé.

Enfin, l’aspect budgétaire n’est pas non plus à ignorer. Il faut le préparer aussi, car tout se paye aux States. Hôtel, nourriture, déplacements… Les témoignages n’ont pas livré de chiffres précis (on aurait bien aimé), mais tous indiquaient que ce volant de l’aventure CES n’est pas neutre dans le budget d’une start-up.


laurent dupin emission grand debat du webPour prolonger :
je vous propose enfin plusieurs sources en ligne, à la fois personnelles et externes, qui compléteront bien ce compte-rendu rédigé rapidement pour en partager les idées coeur. Notamment…

 

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