Les Bleus, le volley, la plage… souvenirs

volley french team headerLa victoire des Bleus en World League de volley-ball a été le déclencheur. D’un petit voyage mémoriel et sensitif et ho hein, en toute modestie😉 Je ne me compare pas mais les as du volley m’ont ramené à la discipline. Par le hasard de mon job chez Generali, le volley (que la compagnie sponsorise et assure) me revient en effet en ligne de mire. Retour à une case de départ donc : celle du volley et de Nice.

Ca a été en effet mon troisième sport de jeunesse, après le tennis partagé avec papa, le hand-ball vécu au collège/lycée et en UNSS, puis enfin le volley. Ou plutôt le beach volley : dans les 90’s, Nice était « la place » de la Côte d’Azur pour ça. Mais attention, à la niçoise hein. On jouait à l’époque sur des terrains « en dur », en béton, flanqués sur la plage à même les galets : une spécificité mais finalement meilleure (de mon point de vue) que le sable. Quiconque a joué un peu sérieusement au volley sait qu’une détente est très dure à prendre dans le sable, pieds nus… Epuisant et peu efficace.

Je crois savoir que Nice et la Promenade des Anglais ont moins de terrains ces années ci… la mode est passée peut-être. Ou l’envie d’entretenir ces terrains aussi, qui revenait souvent aux plages privées attenantes. Un terrain, ça vous fait en effet autant de transats bien plus rémunérateurs à aligner ! On a vite sorti la calculette du côté des galets.

Le beach volley, c’était multi-dimensionnel et un prisme formidable : c’était le soleil, l’été (ou plutôt une saison débutant en avril et finissant parfois en octobre !), les jolies filles admiratives et les kékés de tout poil. Il y en avait toujours qui voulaient venir briller et se mêler aux « vrais » joueurs : les jeunes maigrichons gominés des banlieues, les vieux beaux cramés de bronzage mais pugnaces, les touristes de passage à la cool, etc. Toute une famille à la fin, qui s’entraînait, jouait, se baignait, sortait et parfois s’aimait ensemble. Quelques-uns de mes plus beaux souvenirs azuréens, ineffaçables.

De la plage à la salle

NVB captuDe fil en aiguille, de la plage à la salle, il n’y avait qu’un pas ou plutôt qu’un jet de ballon. Le NVB (Nice volley-ball) recrutait en effet ainsi (c’était déjà à l’époque Alain Griguer, toujours son pdt aujourd’hui) et j’ai joué notamment une saison en R3. Un championnat que nous avons perdu en finale, contre une autre équipe « ennemie » montée par d’autres joueurs ex beach volleyeurs. En fait… des copains qu’on jouait au « beach » l’été d’avant, aux côtés des gars et filles de l’ASPTT, assez bien représenté à Nice alors.

Oh je n’étais pas un « espoir » pour être très honnête : trop petit de mon 1m75, avec une fichue douleur d’épaule se réveillant parfois lors de smashs (cadeau de mes années de tennis à apprendre à servir « en cassant le bras »)… mais un joueur honnête qui savait passer, contrer, attaquer, en polyvalence. C’est comme passeur que je me suis d’ailleurs le plus éclaté, en binôme avec quelques bons « cogneurs » à savoir distribuer, notamment « en courte » (un de mes plaisirs absolus à réaliser en attaque).

Par la suite, j’ai replongé en volley universitaire à la fac de lettres, et enfin en loisir en club, notamment à Falaise en Normandie. J’ai beaucoup joué aussi dans un coin magnifique avant de quitter la Côte d’Azur : la plage de la Petite Afrique, à Beaulieu, où se retrouvaient sur ce terrain discret et ombragé un certain nombre d’habitués, tous âges confondus. La buvette d’à côté était notre repère et son patron, un presque père avec qui on adorait boire le café matinal pour les plus hardis. Alain, un ami niçois, était de ceux-là, ainsi qu’Anne (« Puissance » était son surnom !). On alternait souvent entre les terrains de Nice et Beaulieu : nos deux repères à écumer le week-end eu durant des vacances estivales mémorables.

Transmission

Ces dernières années j’ai moins eu le temps de jouer (je l’avoue et le regrette), et me consacre à juste transmettre le « virus » à mes enfants, mes deux garçons. Dès qu’on a un moment, outre les parties de foot, on prend un Molten (il en traîne toujours un chez nous) et on le taquine. Montrer comment bien dessiner la balle avec les mains en passe, comme bien aligner les bras pour une manchette, comment construire un point, etc.

Des petits gestes de rien mais qui font la différence ensuite, outre entraînement et musculation pour obtenir une bonne détente, faire un bon mur, tenir un match sans souffrir. Ces gestes moi, on me les a montrés en fait bien plus tôt : c’était au collège Daudet (à Nice toujours) et un de mes bons camarades (Richard, salut à toi), en faisait déjà en club à l’époque. Du coup, il était le référent pour notre prof’ de sport M. Roque, qui lui demandait souvent toute une série de « démo ». Dont le coup de la « glissade rattrapage » de balle perdue : un coup magique pour qui ne sait pas le faire, où le joueur semble flotter sur le sol, allonger le bras comme une danseuse classique pour finalement décrocher un petit rebond du ballon qui suffit à le relancer et ne pas perdre un point. J’ai appris plus tard à le faire et d’autres tours aussi.

Je souhaite à tout le monde de vivre le volley au moins une fois dans sa vie. Ce mélange de force, précision, esthétisme et pugnacité. Et qui sait, peut être que si les terrains niçois s’y prêtent encore et sont accueillants, je pourrais bien aller taquiner le ballon cette saison tiens😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s