Dans la newsroom des 24 Heures du Mans

IMAG2478Pas simple de leur mettre la main dessus. Mais avec un peu de pugnacité, on y arrive. Normal me direz-vous, les 24 Heures du Mans sont une telle folie à vivre de l’intérieur… C’est d’abord par la gentillesse d’Hélène, que j’arriverai à toucher l’équipe de la newsroom et de la socialroom de la course. Elle me piste à travers le site sportif, pour savoir où aller récupérer mon badge « média » ! La première étape nécessaire à toute visite digne de ce nom.

Quelques kilomètres à pied plus tard, et muni du précieux sésame récupéré, j’entre dans l’arène. Du monde, du bruit, des baraques à frites mais aussi une belle ambiance festive et que certains qualifient même de familiale. J’ai le réflexe d’aller au bâtiment de l’ACO (où je les ai rencontrés la première fois sur un recrutement) pour me renseigner : mais non, l’équipe web et réseaux sociaux n’est pas là. Du moins pas tout à fait. Elle se trouve de l’autre côté des pistes, derrière les paddocks et sous les loges, près de la salle de presse.

Je traverse donc comme indiqué le tunnel sous le circuit, et arrive enfin au bon endroit. Je repère les membres de la team ACO à leur chemise blanche, et l’on m’indique la bonne porte où il faut aller taper. Une fois tapé (mais à une fenêtre), une personne reçoit ma demande et va « me chercher la community manager ». C’est en fait son patron qui viendra directement, Nicolas Cousseau. Il est notamment responsable des nouveaux médias dans l’organisation. Cette année, le dispositif social media a été particulièrement pensé et organisé.

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Une des salles de presse de la course, multi-nationalités au menu !

IMAG2474Il me piste tout d’abord à travers les salles de presse, tout en longueur et situées juste au-dessus du circuit et des paddocks. Les journalistes y crépitent sur les clavier, ou viennent se reposer un moment après une séance de photos ou vidéos. C’est une porte plus loin que se trouve la zone des « nouveaux médias ». A gauche d’abord, la salle des photographes avec une vaste table haute pour les accueillir. A droite, en face, voici la salle de la socialroom : Nicolas justifie cet éloignement. « Ils ont besoin d’avoir un peu de recul sur ce qui se passe », et donc ne pas être forcément collé aux journalistes à côté.

IMAG2468Dans cette salle j’y croise enfin IRL Coline David, la « CM » officielle des 24 Heures. Dans la journée, elle a diffusé sur Instagram la photo de son kit du jour : comprimés vitaminés, talkie, smartphone et badge. Dans la salle elle est très concentrée sur ses écrans, écris et note à son patron : « j’attends le point de 17h, il n’est pas prêt et il me le faut ». Je lui demande où en sont les métriques, et elle est très fière de me citer le +90% d’engagement sur une journée, sur le compte Twitter. Qui a gagné au passage pas mal d’abonnés. Coline travaille de surcroît en français et en anglais : « Non pas de 3ème langue, comme l’allemand ». Elle a repéré en revanche une communauté danoise, mais qui s’auto-gère. Un point qui intéresse tout particulièrement son patron.

Je note aussi qu’au fond, les trois community managers de la mythique course sont… des femmes ! Double performance au sein d’un métier qui n’est pas si féminisé que ça, et notamment pour le secteur du sport automobile : traditionnellement habitué à utiliser les filles en hôtesses et/ou faire valoir sexy de capots rutilants.

La team CM principale des 24 Heures ? Pas un garçon. Et c'est très bien !
La team CM principale des 24 Heures ? Pas un garçon. Et c’est très bien !

IMAG2470En face d’elles trois, se trouve un autre pupitre, équipé de multiples grands écrans. On y voit bien sûr les images de la course en train de se dérouler. Mais on y concentre les interactions sociales et contenus pertinents à suivre sur le web, ainsi qu’un écran de statistiques globales en temps en réel. Enfin un autre écran à droite permet de suivre les vidéos produites au sein du dispositif des 24Heures, et de les exploiter à bon escient et sur bons canaux. Ici, ce sont deux messieurs qui sont à la manoeuvre.

 

IMAG2478Nicolas reste zen lui, avec son talkie dans les mains. Il en a vu d’autres. Il me conduit un peu plus loin dans la salle du live, où sont concentrés plusieurs rédacteurs produisant des interactions sur les réseaux sociaux, en direct par rapport à la course. Une autre salle plus loin, c’est l’équipe « content » qui rédige des infos pour le site officiel de la course. On est un peu surpris de ce mode « chacun sa salle », mais il doit être certainement plus efficace qu’un grand plateau en open space !

De partout des écrans, des données, des plannings et listings sur des tableaux… Ca fuse dans tous les sens, rythmé aux vrombissements des bolides. L’adrénaline est en permanence sous pression, et c’est très vite grisant. C’est ça aussi, une course d’anthologie vécue des coursives médias.

NB : merci à la team digital des 24h pour son accueil, malgré le stress et le speed de cette journée.

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