Trophées EAF 2015 : la femme, cette entrepreneure (neuse) de combat

infographie EAF 2015Je vous parlais il y a peu ici, de la difficulté très googlienne à associer l’image du « CEO » (PDG en Français), à celle de la femme… Un bug sévère de search qui ne devrait pas avoir sa place dans le monde digital et la société de 2015, et pourtant.

Heureusement, d’autres initiatives du monde de l’entreprise et de la société civile existent aussi, qui posent un discours alternatif ainsi que des jalons concrets pour corriger cet état de fait.

Ainsi des Trophées de l’Entrepreneuriat au féminin (#EAF2015 pour les intimes de Twitter), qui étaient remis ce lundi 18 mai 2015. Organisés par la CGPME, et avec divers sponsors entreprises pour en booster l’écho, ils ont le mérite de pousser le sujet sur la scène publique, et de… mettre des noms sur des visages et des situations d’entrepreneures. Ci-dessous quelques photos, en mode live-tweet; les noms des « gagnantes » étant lisibles sur le flux Twitter.

Car la première info est en effet, vous l’aurez compris… d’ordre lexical ! Ici on dit en effet plutôt « entrepreneure » avec un « re » à la fin, et non pas « entrepreneuses » qui est aussi pratiqué, ou encore « entreprenantes » qui serait quelque peu hors sujet. Un vrai combat que celui des mots et expressions, dans une société où il arrive encore de dire « le Ministre » à propos d’une femme en fonction, avec un sens très masculin de la chose…

Chiffres tendus pour réalité contrastée

Les autres infos, sont d’ordre chiffré et demeurent… préoccupantes, il faut bien l’avouer. Via l’assureur Generali, je note par exemple que « selon une étude récente (de) Women Equity, alors que les femmes représentent 48 % de la population active et 30 % des dirigeants d’entreprises de toute taille, (inclus autoentrepreneurs et TPE), elles ne sont plus que 13,2 % à être patrons de PME de plus de 10 salariés ». Bref, plus l’unité économique et le business grandissent, plus les machos sont de rigueur !

Sur Twitter, je m’arrête aussi sur des chiffres plus « socio » encore, relayées par une infographie via le compte Elles osent ! sur Twitter : le visuel dresse en contrepoint un portrait de la femme entrepreneuse justement. On y indique qu’elles sont par exemple 48% dans le secteur des services; que 20% ont repris une entreprise; ou encore que dans le secteur de l’innovation, elles portent des projets de taille « modeste ». Une femme de combat, comme tend à le suggérer le dessin de cette infographie ?

La "femme de combat", en chiffres (via Twitter).
La « femme de combat », en chiffres (via Twitter).

Si combat il y a, gageons que les batailles se gagnent aussi : comme sur le front des entreprises familiales (source Figaro et étude EY) apparemment plus ouvert; sur d’éventuelles sanctions pour les entreprises ne jouant pas le jeu (via l’Express); et même en terme de performance entrepreneuriale brute. Bref : du sociétal, du légal et du business pour vraiment faire avancer le dossier ?

Les réalités, plus que jamais, sont plurielles, sectorielles et géographiques. On doit les ré-envisager à chaque fois avec la bonne loupe, tout en faisant progresser le sujet général.

Il tient enfin à chacun de nous -homme comme femme- de penser à donner l’exemple et défendre les valeurs de mixité dans l’entreprise, et d’égalité de traitement, à chaque fois que l’occasion se présente. Ce qui n’est pas seulement un « réflexe de service RH », mais aussi une attitude globale à promouvoir dans chaque service, chaque rouage de l’entreprise et de la société.

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