Culture tomate (du sud)

visu tomatesC’est d’un banal, une tomate. Mais pas tant que ça en fait. En tout cas, pas pour moi. Je dois tenir ça de famille déjà : il faut dire que ma mère (pied noir), me racontait souvent comment petite, dans son village de Kabylie, quand on la cherchait, on la retrouvait invariablement fichée dans un plan de tomates, qu’elle dévorait sur place à pleines dents. Forcément, ça a du passer dans mon sang…

Un peu plus tard, ayant passé mon enfance à Nice (06), c’est peu dire que la tomate faisait notre quotidien culinaire, à nous les sudistes. Tomate des succulentes parts de pizza du boulanger du quartier, noyée d’huile d’olive. Tomate des salades niçoises of course, si typiques. Tomates que je retrouvais chez moi enfin, poussant dans un bac niché sur le balcon de notre appartement, toujours tellement nimbé de soleil.

Et puis donc, tomate du marengo. Un mot italien chantant comme une promesse de voyage (et qui fut d’ailleurs une bataille de l’ère napoléonienne), et qui est cette sauce si méditerranéenne, que j’ai passablement consommé petit. D’abord dans le poulet marengo qu’apprécie tant ma mère; ensuite dans le lapin marengo, que cuisinait ma grand-mère paternelle (corse elle)… je me revois finir des baguettes, rien qu’en sauçant ce succulent met.

Les experts vous diront que -plats ou juste sauce- le marengo est encore meilleur le lendemain, quand on le réchauffe. Et s’il vous reste encore un peu de sauce après un plat, gardez là de côté, ça vous fera d’excellentes pâtes ou même pour accompagner du riz.

visu marengo

« Adulte » à mon tour, je pratique donc souvent cette recette (1), quand j’ai envie d’un bon repas « d’amitié » et de saveurs, pour les invités de la maison et la famille. Et aujourd’hui dimanche, je l’ai transmise à mon petit bonhomme, Guillaume. Ca fait quelques temps qu’il traîne plus en cuisine, et s’intéresse aux plats et ingrédients. Il assiste surtout sa maman, excellente pâtissière bretonne😉 Mais aussi moi, de temps en temps. Le voilà équipé du marengo qui, je le souhaite, poursuivra son chemin dans sa propre vie.

Un peu de sud gustatif pour panser l’éloignement des terres du sud.

(1) chacun en a sa version, mais pour ma part : tomates pelées, ail, oignon, champignons, ciboulette, sel, poivre, un trait de vin blanc. Parfois, j’y glisse quelques bouts de poivrons quand la saison s’y prête.

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