LeWeb 2014 : innover oui, mais en consolidant la data

[LeWeb 2014, day 2] – C’est une tendance en filigrane que je ressens dans toutes les interventions, ateliers, rencontres, etc. Innover, ok. Etre disruptif, ok. Mais pas sans une installation concrète et pragmatique sur le terrain de l’entreprise.

brian lewebC’était par exemple tout à fait le sens de l’intervention de Brian Solis, hier, sur la scène Eiffel. Il n’hésite pas à poser un jalon d’une future optimisation du digital : « You need story-tellers to explain the data you have, in a brand« . Ca a l’air de rien, cette proposition mais ça nous ouvre ainsi des viviers de recrutement pour quelque chose de nécessaire et concret.

Noyées de données, de rapports, de tableaux Excel, d’analyse décisionnelle… les entreprises ne savent plus quoi observer, analyser et surtout derrière, quoi décider. Il me semble donc que nous allions vers le dessin, peu à peu, des contours de toute une équipe dédiée data, sous le chapeau d’un « data manager ». Elle pourrait être composée de : data extracteurs (ils vont récupèrent), data analysts (ils interprètent), data transformers (il s’en servent) et enfin de data story-tellers pour « raconter la chose ».

C’est aussi une bonne nouvelle pour l’emploi technologique et l’emploi tout court : car les équipes ont tendance à se réduire, par temps de vaches maigres. On garde des « commandos » courts et on externalise un max’ ! Or la data, ça doit s’analyser en interne, dans le jus de l’entreprise, avec la conscience de l’aventure humaine que ça représente.

Nouveaux écrans, nouvelle « orga »

S’organiser, se staffer, agir… c’est d’autant plus urgent que l’on est loin du compte. La même après-midi le spécialiste Linkfluence et son co-fondateur Guilhem Fouetillou, notait sans manière que : « Today only 10-15% of the data on web is used by brands« . Manière de pointer que la « data » reste encore un sujet iceberg pour les entreprises. On a perçu qu’un seul petit morceau de ce vaste continent qui peut radicalement révolutionner la façon de gérer un business.

tcordrey guardianVous doutez de la nécessité de capter, analyser, digérer toute cette data ? Une intervenante a bien résumé la chose, hier, du côté des « users cases » : Tanya Cordrey, la responsable de la transformation digitale au Guardian. Cette vielle institution journalistique anglaise, a du se révolutionner radicalement. Ne plus seulement penser qu’en print et en abonnements. Pour elle : « it’s not only tablets… But a lot of screens & fragmented use, all day long. » Multi écrans, multicanal, multi usages qui forcent clairement à réunir de la data en provenance de plusieurs systèmes informatiques. Le faire dans un seul et même dashboard, permettant la prise de décision temps réel ? Le défi de demain.

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