Les politiques, LeWeb et la question numérique

leweb-2014-logo-100x100L’histoire des relations entre politiques et internet, n’est pas de tout repos. Et on peut le mesurer chaque année sur un événement comme LeWeb. C’est en général une chambre d’échosles pointures en vue, viennent chercher une certaine forme de caution sur le sujet. Comme une « mise à l’aise », ou un saut dans le grand bain chaud. Pour voir s’ils tiennent le coup et peuvent déployer un pan thématique de leur « com’pol » comme on l’appelle aujourd’hui.

Ce fut en tout cas assez nettement le cas sur les premières éditions de LeWeb, dont Loïc tenait à ce que les politiques y participent, et en anglais ! Notamment concernant la personnalité de Nicolas Sarkozy, dont les relations avec Loïc Le Meur n’ont pas toujours été simples. Passons. Jusqu’à l’élection présidentielle de 2012, il était de notoriété que Sarkozy n’était pas un grand tech fluent, et qu’il était même relativement passé à côté du sujet. Dommage.

N. Sarkozy fut un invité remarqué sur LeWeb...
N. Sarkozy fut un invité remarqué sur LeWeb…

thieulin picCe qui est bien avec Loïc, c’est que quelque soit le rang du politique, son aura, il les aborde de la même manière, à l’américaine : détendu, franc, avec des questions cash. Ca doit en déstabiliser plus d’un, et c’est très bien, afin de ramener certains sur le terrain, et les décoller un peu de leur Olympe.

J’ai eu pour ma part la chance d’en rencontrer quelques-uns là-bas (des politiques), notamment d’y interviewer François Bayrou : un type charmant à l’accent franglais impayable mais cherchant réellement à comprendre les enjeux du web social. D’ailleurs son projet web et son dispositif avait fait référence dès la présidentielle de 2007. Il avait complètement compris le truc ! Une année qui avait pourtant vu en face le très calé… Benoit Thieulin prendre en charge la très geek campagne de Ségolène Royal. Un Thieulin qu’on retrouve aujourd’hui (et c’est mérité) patron du CNNum (antichambre de la politique digitale de l’Etat) et invité lui aussi « on stage » sur LeWeb. Le monde (politique) est petit, qui voit les cadors tourner dans la grande danse des postes à responsabilités en vue.

De mémoire, c’est aussi sur LeWeb que j’avais croisé pour la première fois… Vincent Ducrey : un autre spin doctor web en son temps (de Sarkozy) aujourd’hui à la tête de sa propre agence et de son propre « event » 2.0 de poids : le Hub Forum. Moralité : journalistes, blogueurs et experts de la politique 2.0, observez dans les travées de la conférence qui fait quoi et prenez toutes les cartes de visite. Vous y croiserez peut être un futur conseiller ministériel ou qui sait… plus !

Cuvée 2014, en binôme et contraste

macron photoCôté haut du panier politique, 2014 voit la venue d’un duo : le ministre de tutelle (Bercy) et son secrétaire d’Etat. Si vous me connaissez, vous savez donc mes réserves (de forme) envers Emmanuel Macron. Je ne le connais pas, apprécie sa jeunesse (enfin ça change), mais je l’ai aussi bien observé : et je l’ai déjà détaillé sur LePlus. Ce n’était pas vraiment un adepte des réseaux sociaux avant sa fulgurante ascension à la tête de Bercy. Il s’y est mis tard et encore, avec une manière assez « pravdaiènne » qui en surprend plus d’un. Je serai curieux que Loïc Le Meur le questionne là-dessus, pour sonder sa réelle appétence ou (pire) les raisons de ses craintes d’origine. Il vient de la banque certes, milieu plutôt timide sur les réseaux, mais ça n’explique pas tout.

 

axelle lemaire avatarEnfin Axelle Lemaire je dois l’avouer, c’est un coup de coeur. J’ai eu la chance de la croiser en juin 2014 lors d’une réception à l’Elysée. Une fille (je n’arrive pas à dire dame à son endroit, désolé) simple, à l’accès aisé, qui ne se prend pas du tout au sérieux et aborde les sujets numériques à fond. Le web français avait bien besoin d’une personnalité franco de ce type après Fleur Pellerin. Elle assure une sorte de « continuité dans la différence » : une expression de rhétorique pure qui plait bien aux politiques, en général. Gageons que « on stage » sur LeWeb, Axelle aura à coeur de défendre ses convictions et le réseau FrenchTech qu’elle porte désormais. Loïc devrait y apporter son expertise des « french entrepreneurs » partis contraints à l’étranger, plutôt que restés englués chez nous. Un vrai débat clivant.

Sur LeWeb, nous serons à Paris, mais toute la France des régions qui ont sauté dans le train de la FrenchTech, regardera et écoutera avec attention. Histoire de comprendre comment ce dispositif va réconcilier numérique et développement économique, pour réellement créer des emplois et les conditions de la relance.

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