LeWeb 2014 : le temps des pragmatiques

leweb-2014-logo-100x100[LeWeb, day 1] Après quelques premières « scènes » écoutées sans hyper conviction (je débute toujours ainsi, le temps de m’installer) sur un salon comme LeWeb, j’ai écouté avec grand intérêt deux interventions franches, pourtant très distinctes par le sujet, mais qui se rejoignaient intimement. Les deux étaient animées par Loïc Le Meur durant l’après-midi.

phil evernoteLe premier était celle du patron d’Evernote, Phil Libin : son discours bizarrement, n’est pas de renvoyer vers « son appli à lui », son format (de prise de note, ndlr) sinon fermé du moins particularisé. Bien au contraire ! Pour lui « PowerPoint a fait beaucoup de mal », notamment dans son idée centrale que tout peut être pitché. Ce qui reste trop superficiel.

Phil oublie juste de préciser que… Microsoft en est désormais parfaitement conscient et tente de bouger. La preuve : son big boss en personne en parle en toute aisance, et annonce l’après PowerPoint. Je rejoins Phil en revanche sur l’idée que les dégâts sont profonds et qu’il faudra du temps pour « dé-powerpointiser » les salariés et cadres qui se sont lobotomisés à son usage. C’est même une « bonne nouvelle », pour les spécialistes de formation numérique en entreprises ! Car c’est un vrai besoin.

Phil imagine ainsi que l’on ait plus qu’un seul format, ou du moins « cockpit » de travail, pour exécuter tout ce que l’on a à faire : « On a pas besoin d’outils séparés pour travailler : un pour chercher sur le web, un pour écrire, un pour communiquer… ». Top, même si là aussi Phil oublie de préciser que Google adresse désormais ce problème, avec son outil InBox.

tony picThe SOM « story of me » ?

Un autre angle est celui du « back to basics » qu’illustrait un peu plus tard sur scène Tony Conrad, le CEO d’About.me : « Les réseaux sociaux, les contenus c’est bien… mais qui prend le temps de simplement revoir son CV ? ». Il note aujourd’hui que « tout le monde googlise tout le monde, aussi il est important de gérer cette première page de résultats, comme un story-telling de soi ».

J’applaudis des quatre mains et de tout ce qui passe ! C’est typiquement l’une des tendances que j’avais repérées en amont de la conférence, et que je partageais ce matin sur les réseaux sociaux. Et je propose même de lui donner un nom, un acronyme précis : après le SEO, voici peut être venu le temps du SOM (story of me).

Et de fait Tony investit aussi sur des supports encore moins « glam » en terme de « cliquouilleries » digitales et de web 2.0… les cartes de visites ! Certes elles sont au format numérique. Une manière de croiser les deux univers, même si personnellement je n’ai jamais cru à aucune forme de carte « pro » délivrée sur smartphone ou même demain -soyons fous- en hologramme 3D. Sauf à arriver un jour dans un univers type « réalité augmentée », où ces informations s’afficheront par-dessus vous. Mais je m’arrête là : je parle de pragmatiques ai-je annoncé en titre.

 

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