Frenchtech, la relève des 150 : 5 pistes « tech » pour… hacker la relève

header lareleve v3Le numérique est une autre vaste question de l’excellence française. Nous disposons désormais d’une marque ombrelle -La #FrenchTech- est de quelques champions nationaux comme Free/Iliad, Ubisoft, etc. Mais dans le fond, est-ce que cela tourne rond ? Régulièrement, les frenchies échappent au classement mondial des entreprises les plus innovantes, comme en 2013 et encore en 2014

Voici donc quelques idées, non exhaustives, tirées de mon observation du domaine depuis mes années de journalisme technologique, suivies de ma vie de consultant web en entreprises.

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1/ digitaliser (vraiment) l’entreprise :

Problème souvent constaté comme responsable puis consultant web dans nombre d’entreprises, collectivités, associations… on redescend de 30 étages quand on passe des conférences (comme LeWeb cette semaine) à la réalité des faits et des projets menés. Pire : on abîme notre excellence, on ruine les innovations informatiques et technologiques sur l’autel de nos petites habitudes. Une charte de bonnes pratiques devrait être constamment écrite, mise à jour et diffusée dans les milieux professionnels. Un certificat d’aptitude pourrait aussi être conçu, pour tout dirigeant ou cadre membre de CoDir. Principe : si, patron ou leader, je ne comprends pas ce sur quoi je veux décider (le numérique en est clé), hé bien je me reforme rapidement avant d’imposer des inepties à mes troupes. Une idée ? Ca pourrait être un job du CNNum, plus concret que simplement sonder les bonnes idées à gauche à droite (« Contribuez »).

2/ ne pas sur-estimer le secteur tech :

Je me suis amusé pour une récente conférence au Mans, à poser des ratios concernant l’emploi industriel VS. l’emploi numérique. La vérité ? On se leurre en pensant que la transition numérique permettra de compenser les pertes de jobs de l’un par les créations de l’autre. On passe pour l’heure de l’ordre des millions à celui de quelques centaines de millier au mieux… Pire : on sait désormais que l’essor de la robotique, ne vas pas arranger les choses et détruire d’autres emplois… Question : comment s’en sortir quand l’on sait qu’on va descendre de plusieurs marches encore ? Je n’ai aucune solution miracle, mais un peu de méthode peut nous aider : en posant déjà le problème ainsi dans ses agrégats mathématiques, pour fixer des horizons. Sans cela, nous courrons vers des mirages d’un âge d’or moderne, qui ne nous apportera pas ce que nous attendons.

3/ en finir avec les « machins » :

logo french techLe risque de la #FrenchTech est de ne rester qu’un « bidule », un « machin » de plus dans l’ensemble des structures et dispositifs déjà existants. Scoop : si d’aventure la droite revenait au pouvoir, je vous mets ma main au feu que l’on lancera… le #NetMouvement ou la #StartUpNation, ou encore le #DigitalForAll. Le marketing est une chose, le « faire » en est une autre. Avait-on au fond, besoin de quelque chose au-dessus des technopoles, des pôles de compétences déjà existants ? Non. Scoop : de ce que j’entends sur le terrain, l’installation de la FrenchTech en régions se résume pour l’heure à du bombage de torses politiques (« ah mais comment Machin a son label, mais nous aussi il nous le faut que diantre ! »), et à installer une notabilité de plus dans les régions. Elle viendra s’intercaler entre les responsables numériques des mairies, conseils régionaux, généraux, préfectures, cantines numériques, associations, etc, etc. Souhaitons que l’intention réelle d’une marque nationale et internationale (portée par Fleur Pellerin au début et désormais Axelle Lemaire) apporte un plus durable.

4/ adresser « l’horreur informatique » :

Qui a déjà oeuvré près des systèmes informatiques des entreprises, sait que rien n’y fonctionne comme l’économie web et digitale qu’on rêve tous les jours. Accumulations des technologies, empilages des systèmes, interférences des intermédiaires (intégrateurs, consultants), etc. On aboutit au fil des années à des méta-systèmes ingérables, à peu près contrôlés en apparence, mais en rien évolutif et surtout coûteux au-delà du raisonnable. D’où le fossé avec l’informatique hyper légère et agile des start-ups, qui n’est en fait qu’un état de passage, pour un jour aboutir… à ce que décrit juste avant ! Méthodo : on parle de simplification administrative au niveau de l’Etat, il serait peut être temps de la décliner aux écosystèmes informatiques sans en abandonner le contrôle aux seuls spécialistes… Et recommander un certain type d’équipement, logiciels, services online, formations… afin d’en faire de réels standard up to date dans le concert international.

5/ déterminer nos spécialités :

logo bullOn parle de « frenchtech » pour définir une certaine qualité de travail « à la française », et elle est bien réelle. Mais que sait-on vraiment de nos forces ? Encore une fois (cf précédente note) a t-on une cartographie à jour de nos forces ? Sait-on que Business Objects était « frenchy » à l’origine, et leader dans le domaine de l’informatique décisionnelle ? Que Bull existe encore et n’ai pas une simple division de RedBull ? Si je tape dans Google « leaders français + technologie » ou « + informatique« , je tombe que sur des pages de contenus marketing d’entreprises individuelles, ou au pire sur une note Wikipedia multi-sectorielle. Dans l’enseignement, quel professeur saura aller au-delà de citer « aéronautique et TGV » comme atouts technologiques nationaux ? C’est un vrai problème.

Pour prolonger, sur des sujets voisins : Réseaux sociaux et entreprises; Politiques et réseaux sociaux; HubForum bilans et perspectives; La technologie nuisible.

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