Masterton, un de mes maîtres ès frayeurs

cover wendigoCa vous arrive, parfois, de délaisser pendant plusieurs années un auteur de romans, puis de reprendre le contact avec lui inopinément ? Ca m’est arrivé il y a peu avec Graham Masterton. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c’est une sorte de Stephen King bis, que personnellement, je qualifierai de plus sombre, plus gore, plus « cinématographique » encore si l’on peut. Il est moins contrepoint au fantastique raffiné et précieux à la Maupassant.

Ce qui m’avait lassé en lui, c’est justement une sorte de mécanique similaire à tous ses romans, écrits comme des sortes de synopsis adaptables tel quel pour le cinéma et la télévision. Et de fait, bizarrement, il a été très peu adapté sur le grand écran, ce que j’ai appris récemment : seul son roman Manitou a fait l’objet d’un film, et encore pas tout jeune, avec Tony Curtis dans le rôle principal. Jugez plutôt :

cover wendigoMais revenons à mes moutons. C’est de « Wendigo » dont il s’agit. Un livre qui s’est imposé à moi à la bibliothèque municipale de mon village (Ruaudin). De par la couv’ déjà, nocturne et angoissante. Et de suite, j’ai retrouvé les autres traits du style Masterton que j’apprécie grandement : sa capacité à poser un décor rapidement, sa maîtrise à décrire des scènes sadiques, son sens du motion, du mouvement des scènes d’action. C’est clairement un metteur en scènes frustré !

Ici, on est aussi aux prises avec un esprit indien qui revient au monde, dans le cadre d’une histoire policière assez banale: un père arrache ses deux enfants à la garde de son épouse, dont il a divorcé. Et la mère (l’héroïne donc) va faire appel à des forces surnaturelles pour l’aider à les retrouver, non sans conséquences pour elle et son entourage. Quelques scènes sont flippantes, dont l’ouverture, conçue comme toujours chez Masterton de façon très osée. Elle met une claque d’emblée, et vous ne décrochez plus.

Il faut être honnête. Ce n’est peut être pas son plus grand roman écrit à date, ni la trame la plus originale. Mais il m’a redonné goût à pratiquer Masterton dans le texte, que je vais tenter de lire dans d’autres de ses oeuvres récentes. Pour celles et ceux qui voudraient débuter sur ses livres et sont attirés par le fantastique et le thriller, je vous pointe volontiers quelques titres dont vous aurez du mal à décoller :

  • « Le Jour J du Jugement »
  • « Le Portrait du mal »
  • « Rituel de chair »
  • « Démences »

Présence web et social media… assez réduite

masterton picSinon, notez que le bonhomme est présent sur les réseaux sociaux : notamment par son compte Twitter @GrahamMasterton. J’ai tenté déjà l’échange avec lui, en anglais, mais c’est resté très sommaire pour l’heure… Il n’est clairement pas dans l’interaction avec ses fans. Il n’a pas non plus une énorme communauté réunie là (juste un peu plus de 1200 abonnés), ceci expliquant peut être cela. Dommage en tout cas, car je subodore sa communauté de fans très large dans le monde, mais qu’un community management au moins bi-bilingue saurait gérer, selon les pays où il est le plus lu.

Et sa page sur Facebook, non personnelle, mériterait elle aussi un coup de ripolinage, pour au moins l’illustrer proprement. D’ailleurs, je note que son site web officiel fait très daté lui aussi… une version plus contemporaine ne serait vraiment pas un luxe. On peut être auteur à succès, on en demeure pas moins une « petite PME » à savoir mettre en valeur.

masterton HP

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