Recrutement : les 7 vies de mon CV en ligne

ld cv pictoC’est en retombant dernièrement sur mon CV by Vizify, que j’ai eu l’idée de refaire mentalement un 360° sur mes différents CV digitaux. Car oui, passé un certain nombre d’années en ligne et comme professionnel des médias et projets digitaux en entreprise, on accumule, on teste et il faut classer un peu. Ou tout du moins déjà, repérer.

Mon tout premier CV en ligne, je le dois à… un usage détourné et voyou. Mes excuses retardées à Loïc Le Meur, car c’est la plateforme U-Blog que j’avais ainsi dévié de son usage premier (y tenir un blog) pour présenter un CV étagé en autant de notes que nécessaire, pour présenter mon parcours en une seule « home page ». Je voyais l’intérêt d’user d’un blog pour permettre (via les commentaires) un échange sur tel ou tel aspect. Peine perdue : j’ai eu peu d’échanges, mais vers 2003 ça m’a permis de coucher en bas de mes mails une adresse de CV à moindre frais, et avec un design sympa.

Un peu plus tard, courant 2005, je suis arrivé sur l’environnement Google, grâce à ma collègue de ZDNet (Estelle Dumout) qui m’y avait convié. J’en ai de suite mesuré la force fonctionnelle, et me suis servi alors du moteur « Google Sites », qui m’a permis de recréer un site-CV personnel plus étoffé, plus joli, en un mot plus actuel. Il avait surtout l’intérêt d’intégrer proprement mes nom et prénom à l’url du site. Je l’ai gardé assez longtemps, puisque jusqu’en fin 2013. Mais l’absence totale d’évolution de ce CMS, dont j’ai déjà parlé avec les équipes de Google France, m’a un peu lassé, je dois l’avouer. Clairement, Google ne mise pas (pour l’heure) sur les CMS de contenu… dommage.

Vers le CV tout visuel ?

Avant, vers 2012-2013 j’avais déjà tenté des expériences de « multimédiatisation » du CV : c’est à dire de l’emmener vers les terres du visuel, de l’infographie, si possible animée. Dès le début, je me suis équipé d’un « picto CV« , résumé à une collection de logos de mes employeurs. Pas mal, mais un peu sommaire… J’ai testé un premier service permettant de générer mon CV infographique via LinkedIn : mais je l’ai peu utilisé, car trop figé. J’ai aussi produit un Géo-CV, à partir d’une carte Google Maps, pour y pointer mes différentes localisations de postes… Très gadget j’avoue.

En revanche, surprise et bonheur à la sortie de Vizify ! Le service -visuel et dynamique- permettait de littéralement donné vie à un CV. De créer une sorte de webdoc-CV, totalement sexy et très agréable à voir. J’y suis allé, mais boum patatras : le rachat par Yahoo de cette start-up en mars 2014, mettait un terme à cette belle interface. Que je suis donc surpris de voir encore vivante ces jours-ci, puisque mon CV infographique Vizify est encore en ligne. Mais le service reprendra t-il vie sous sa forme première ? Rien n’est sûr.

Parmi les autres formats innovants que j’ai testés pour m’amuser, j’ai osé aussi le CV audio sous SoundCloud. Mais me suis fait à juste titre rétamer par un ancien collègue de CNet Networks, Stephan Julienne. Il m’avait rappelé que l’audio, c’est un métier, est qu’il faut le faire bien. J’aurais pu reloader cet essai et faire quelque chose de plus joli : mais je n’ai pas jugé le besoin prioritaire. J’ai plutôt misé sur des sortes de mini CV vidéos, constitués d’extraits de mes reportages et sujets filmés. J’en ai monté deux sur ma chaîne Youtube, qui me servent bien de temps à autres. Comme tout dernièrement pour proposer des chroniques en télévision et radio, et montrer quelque chose en amont.

Chassez le classique, il revient… etc, etc.

J’ai bien sûr, tout durant cette période, maintenu un CV PDF sous diverses adresses d’hébergement, dont la plus connue publique est sous Slideshare. Pas d’utilité réelle pour moi ici, car la plupart des recruteurs demandent toujours de « m’envoyer le CV pdf en pièce jointe« . Bonne vieille habitude de simplement ouvrir une pièce et l’imprimer, pour la classer dans un dossier…

On a beau dire, malgré toutes les évolutions proposées par le web et les réseaux sociaux, le CV demeure un objet de travail et de recrutement, bien classique… J’avais écrit pour « Serial Worker » sur le site de Libération, que le CV allait être révolutionné par de nouveaux supports : je n’y crois plus guère. Le véritable problème « number one », c’est l’absence de possibilité d’embauche et de contact positif. Vous pourrez avoir le CV le plus rutilant, le plus moderne, rien ne vaudra un secteur et un recruteur qui ont besoin de vous.

Ultime étape : le site personnel ?

L’étape actuelle de cette évolution, c’est sous la forme d’un site personnel que je l’ai consolidée. Mon acolyte et ami Jean-Pierre Govekar m’avait souvent conseillé de disposer d’une url sur mon nom. C’est chose faite désormais, avec laurent-dupin.fr. Lequel a pour baseline la notion du « mix web », qui va bien à ma vie en ligne, et notamment au blog que vous êtes en train de lire ! (cf : Le Mixer).

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Cette adresse récupère aussi un autre service en ligne (encore un ! on ne se refait pas) : Strikingly. C’est un générateur de site web agile et rapide découvert via une discussion sur Facebook, comme on en fait beaucoup, dans la foulée de services à la sauce Wix. Je me souviens encore des yeux émerveillés d’un collègue de BforBank, quand je lui avait montré ce service innovant, il y a plus de 2 ans… Et encore il y a peu à la Ruche Numérique du Mans, j’avais étonné un « webeux » en lui montrant Squarred : autre générateur assez en vogue.

Ce pour dire au final qu’il y a pléthore d’outils et services « web 2.0 » à savoir juste expérimenter, pour en tirer le meilleur parti. Autant l’on demande le CV pdf, autant il est apprécié de voir qu’un postulant dispose d’autres écrans web, notamment si l’on veut travailler dans ce secteur. En tant que recruteur moi-même, c’est un point que je considérais comme négatif sinon disqualifiant, quand j’ai eu à recruter des rédacteurs web et community managers.

NB 1 : pour info, j’avais aussi journalistiquement souvent traité le sujet du CV web et digital, en presse pro informatique et aussi pour ZDNet. L’occasion de bien comprendre les enjeux informatiques de fond de son traitement en entreprises.

NB 2 : je n’ai pas abordé ici les réseaux sociaux « pro » type LinkedIn et Viadeo. J’y reviendrai dans une note ultérieure.

[MAJ 23/10/2015:] une petite requête « CV original » via Twitter livre quelques perles, montrant que l’imagination bat encore son plein pour se faire remarquer. Et notamment, sur le versant numérique, le CV Instagram. Mais là-dedans rien ne m’a encore donner envie de donner une… 8ème vie à mon CV. Je reste en deuil de la solution Vizify, qui n’a pas été remplacée depuis sa fermeture par Yahoo. Très dommage.

 

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