Me, myself & mes 12.000 followers sur Twitter

ld header twitter 12KSi vous me suivez depuis un moment sur les réseaux sociaux, vous avez noté que depuis quelques temps, je « marque les coups » comme on dit. Je note en effet les perf’, les « achievments » comme disent nos amis anglo-saxons. Non pas que je veuille faire le malin, ou sois un fada de l’approche « quanti » stricto sensu, mais je n’entends pas non plus la minorer, l’oublier, ce pour plusieurs raisons :

  1. d’abord parce que tout le monde « se mesure la zézette » sur les réseaux, et que j’ai compris à un moment que « si tu ne parles pas aussi fort que ton voisin« , c’est lui qui va faire le kéké avec souvent bien moins de choses à arborer et valoriser. Le web n’a aucune mémoire, tout newcomer avec un bon tam-tam, se fera plus voir qu’un previous member plus dense, mais silencieux… C’est ainsi, il y a de place pour tous, ok, mais il faut parfois rappeler les ordres de grandeur et leur signigication.
  2. aussi parce que l’approche « quanti » a un sens « quali » au royaume du 2.0… Surtout quand l’on ne pratique pas de filouteries pour parvenir à grossir son réseau et son influence. Comment engrange des contacts réellement pertinents ? Comment les conserver (ou pas) dans le temps ?

En terme de méthodologie en effet, on me demande souvent « comment j’ai atteint ce niveau », « qu’est-ce que cela fait d’avoir plusieurs milliers de followers »… Une manière délicate de lorgner sur ces volumes, notamment quand l’on débute sur les réseaux. Je ne me fais aucune illusion sur la gentillesse du questionnement reçu. L’humain est ainsi : il envie ce qu’il n’a pas, et suspecte de tricherie tous ceux qui ont mieux que lui. Encore plus sur les réseaux sociaux où la précipitation est de mise !

Et puis les troupes de com’ ont bien observé le phénomène et ont plein de choses à y raconter et diffuser ! Oh bien sûr, ils et elles aimeraient bien les avoir eux-mêmes, ces comptes influents et/ou costauds. Mais pour cela, il faut un peu d’effort et de constance. Et cela, on en a rarement le temps… Encore moins dans un contexte où l’on croise moins de journalistes, moins de rédactions de presse étoffées et ayant le temps de participer au jeu de la communication. Les blogueurs et désormais les réseauteurs, même nés hier, c’est plus direct, on peut les joindre et échanger avec eux.

Automatisations VS. sincérité

Je sais que certains réseauteurs s’adonnent à l’acquisition de followers et de fans en mode « voyouteries » : petites routines informatiques développées pour faciliter les abonnements, ou plus simplement des achats de fans/followers au kilo via des plateformes étrangères. Je ne juge absolument pas ceux qui pratiquent cela. Selon les moments et situations de sa vie ou de son parcours, on peut à un moment ou un autre avoir « besoin d’en remontrer » et devoir afficher rapidement des compteurs importants. Les réseaux sociaux n’ont pas d’éthique ni de conscience, si ce n’est celle de ses acteurs.

Mais dans mon cas, sincèrement, je n’ai jamais pratiqué de tricheries sur mes comptes sociaux perso. Mes seules astuces réelles et duplicables ? Animer régulièrement mon compte Twitter, entrer en conversation le plus possible (et pas seulement parler seul), garder une ligne détendue tout en diffusant une certaine expertise sérieuse (la mienne). Le fameux « rester soi même » tant rabâché dans les émissions de télé-réalité, qui prend ici son sens : à moins de vouloir construire une personnalité autre sous pseudo, inutile de se modifier en ligne et en contexte 2.0.

Je donnerai aussi un peu le même conseil que lors de formation pour les blogs : inutile de parler d’actualités générales, soit de tout et de rien. Mais trouvez un angle, un thème, un style, et tenez-y vous. Ce que l’on aimerait lire soi-même, c’est cette honnêteté. Aucune raison de ne pas le faire de l’autre côté de la barrière !

Usage régulier et conséquences

L’usage régulier est bien le point clé, et il est à manier avec prudence. Car dans le cadre de l’entreprise, on m’a souvent renvoyé cela ironiquement et négativement. Une manière de dire : « oh ben si t’as le temps de faire ça, c’est que tu ne bosses pas beaucoup par ailleurs…« . Mais ces mêmes personnes n’iront pas vérifier que VOUS FAITES par ailleurs le boulot qui vous est demandé. C’est juste ainsi : certains ont besoin de se valoriser en dénigrant le travail d’autrui.

L’autre travers est qu’en fait, dans un groupe d’individus, c’est toujours le plus petit dénominateur commun qui fait force de loi et d’exemplarité. En terres web 2.0, si vous parvenez à « faire votre taff », assurer vos réunions, tenir vos tableaux de récap’ et ce tout en étant actif sur le web content et les réseaux sociaux, alors c’est que vous êtes suspect. Vous êtes plutôt « anormal » et cela vous sera reproché.

Apprenez donc à modérer votre enthousiasme digital, et à l’utiliser à bon escient.

L’intérêt du compte large : les rencontres !

avatar moonJe voudrai finir cette première réflexion sur une note plus positive que tout ce qui précède. Car un réseau social digital développé, c’est surtout la chance de… rencontrer plein de monde ! Digitalement parlant d’abord, mon attrait pour le graphisme, la BD et la pop music m’a fait découvrir par exemple un artiste comme Moon (@lecroissantbleu sur Twitter) et ses réalisations stylées, tant sur le graphisme que la musique. Dans son cas, on se suit désormais tant sur Twitter, que Facebook et même Instagram, notamment aux heures les plus indues, car nous partageons aussi un certain noctambulisme…

Le débat public lors des dernières municipales, m’a permis sur Twitter de rencontrer, échanger avec puis apprécier l’actuel maire de Ruaudin (mon village), Samuel Chevallier. J’avais d’ailleurs consacré sur ce blog une note sur le sujet des campagnes électorales 2.0

Plus proche de moi, les réseaux m’ont aussi fait croiser la route d’Eva Roque (@roqueeva sur Twitter), journaliste médias, mais surtout cousine niçoise. De fil en aiguilles et en tchatches, on s’est retrouvé un jour sur une même page du quotidien de PQR Nice-Matin 😉 Sympa. Comme la dernière et récente rencontre avec Céline, passée par Facebook, elle aussi dans les médias avec notamment l’excellent blog Cygne Distinctif, et qui a bien eu raison de me sonner les cloches, suite à une première promesse de se voir « IRL » !

Bien sûr, ce ne sont là que « des possibles », des mains tendues et qui peuvent repartir tout aussi sec, comme dans la vraie vie. Un contact intense via les réseaux peut très bien s’arrêter là, même si on a franchi le pas du « IRL » (in real life). Je dirai même d’autant plus, car en 2.0, on peut contacter au kilo, donc s’habituer à ce butinage sans lendemain qui induit la lassitude accélérée. A mesurer cela dit, au risque un jour de se retrouver avec des milliers de contacts, RT et de likes, mais pas de vrais amis… en tout cas pas plus que ses amis hors cercles digitaux.

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