Pop Up Club n°16 : les nouveaux dépressifs

RY X portraitParmi les tempo pop que mes tympans suivent tout particulièrement, j’apprécie beaucoup les tenants de la ligne que je nommerai la ligne des « dépressifs ». C’est un cran plus loin que celle des « serious romantics » à laquelle j’avais consacré le Pop Up Club n°12 de mars 2013.

C’est à dire que ces artistes et groupes de par le son et/ou l’image tendent vers la lenteur, l’angoissant, le triste, le mou, l’asphyxiant, le neurasthénique, etc. Dans les années 80 on aurait nommé cela de la cold wave, par contraste avec la new wave forcément plus nerveuse. On lui collait alors à l’étiquette des groupes comme This Mortal CoilFront 242 ou encore d’une certaine manière plus rugueuse des gens comme Clan of Xymox.

Désormais, au sein d’une pléthore de courants et sous-courants pop, on a à boire et à manger et ce n’est plus qu’une déclinaison du tout ! Pas grave, car la tradition est ainsi respectée et chacun y trouve son bonheur musical.

Voici donc la livraison 16 du Pop Up Club, dont je vous extrait au-dessous les pièces récentes qui me plaisent tout particulièrement et qui incarnent parfaitement le genre selon moi.

Or donc, si vous deviez retenir que les clips et chansons essentielles, on peut citer :

    • AV, « J’aurais fait pareil » : sorte d’évolution contemporaine de ce qu’aurait pu être un Alain Bashung sous electro pop anémique. Plus une ligne de basses qui reste toujours dans l’inquiétude, l’angoissant. Ferait un excellent compositeur de musiques de polars.
    • Metronomy, « I’m Aquarius » : ils n’en sont pas à leur premier essai de produire une pop à la fois élégante et sérieuse, voire prise de tête. Ici, c’est dans l’espace que le chanteur projette son spleen. Magnifiquement glabre comme la peau du chat qui joue dans le clip.
    • RY X, « Shortline » : ne le connaissant pas au préalable de cette sélection, je ne l’avais pas intégré. Mais sous le conseil de mon ancien collègue S. Julienne, j’ai fait l’ajout sans hésiter. La lenteur crasse de ces vidéos n’a d’égal que ses vocalises étirées et comme fatiguées. Une vraie ambiance reconnaissable d’emblée.
    • Brolin, « Portland » : sorte de Portishead en plus accessible et en version aseptisée. Le groupe arrive à rester accessible néanmoins et à détendre en l’écoutant.

Et toujours of course, si vous voyez d’autres morceaux dans ce genre dépressif pop à me faire connaître, n’hésitez pas. Seule contrainte : qu’ils soient assez récents et donc idéalement pas plus vieux que l’été 2013.

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