Rencontre avec le groove d’A.JAM

C’est souvent ainsi que ça marche dans la vie. Une rencontre, un « flash » c’est fortuit, pas du tout préparé, ça vous tombe au coin de la rue sans prévenir. Il en fut ainsi dernièrement de ma rencontre donc, avec le groupe niçois A.JAM, lors de la Fête du Port qui se tient à la mi septembre à Nice.

concert A.JAM nice photo laurent dupin

Déjà, comme niçois issu de la diaspora, je suis tout particulièrement attentif à ce qui vient de mon pays, du sud, du soleil. Mais quand en plus cela sort enfin des sentiers battus de la socca, la tapenade et autres produits du cru, inutile de dire que je prends mon pied. Déambulant lors des prémisses de cette fête entre badauds et tables, je m’étais mollement laissé aller au gré des effluves sonores de cette fête, puisque rien moins que 3 scènes étaient montées sur les quais. Mais c’est bien de la 3ème scène, celle du quai Infernet, que venait ce son immédiatement attirant et entêtant. Un groove puissant, aérien, stylé sans être maniéré.

A l’approche de la scène, l’image n’est pas raccord avec ce son. Car il sort d’un tout petit bout de femme (Joséphine Schütte), jeune, accompagnée de deux musiciens tout aussi jeunes (Andréas Salon et Adam Taride). Ce trio pourrait être une bande de potes étudiants, peut être le sont-ils encore… Sans doute sous la trentaine, même peut être sous la barre des 25 ans. Mais quelle puissance, quelle précision, quelle… culture musicale pour être capable de délivrer un groove tout à la fois funky, urban, jam, electro. Un dosage parfait qui ne semble pas nouveau, mais qui l’est pourtant : ce qui s’appelle une signature et ce groupe la possède déjà sans problème. Il y a tout dedans : amplitude, finesse, originalité, références, audace, rythme surtout qui ne peut vous laisser indifférent. La basse assurée d’Adam alliée à la batterie nerveuse d’Andréas forment les deux piliers de cette machine à réveiller les dance floors.

Lors de la Fête niçoise, la chanteuse n’hésitait pas à aller sur le terrain de quelques reprises, mais bien senties. Comme du Stevie Wonder, de toute façon légèrement transformé à la sauce A.JAM.

Plutôt que les paroles et les enthousiasmes écrits, je laisse place aux sons, en tout cas à ceux que j’ai pu trouver concernant A.JAM. Leur présence web n’est pas encore des plus totale marketing ni organisée (si besoin de coup de main, no problemo) mais elle est suffisante à donner envie de les voir sur scène, en festival, sur le web ou votre platine. Quelque soit le lieu et le support, croyez-moi, ça en vaut la peine.

Les références tout d’abord :

Les deux morceaux d’eux que je préfère à date, l’un funky l’autre soft :

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